Luis Miranda, Maire d’Anjou, présente un mémoire sur le projet de loi au sujet du statut de métropole de Montréal à la Commission parlementaire de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale

Québec – 29 mars 2017

Le maire d’Anjou fera entendre ses inquiétudes quant à l’entente cadre réflexe Montréal et le projet de loi de statut de Métropole

Depuis 28 ans, M. Luis Miranda, maire de l’Arrondissement Anjou, sert les intérêts de ses concitoyens auprès des autorités compétentes. Cette opportunité de parler des enjeux de gouvernance de proximité ne fait pas exception à l’engagement récurrent de M. Miranda à améliorer les conditions de vie des Angevins.

Le projet de loi 121, dans son ensemble, représente une opportunité pour Montréal de devenir une métropole à part entière. Cependant, les élus des arrondissements ont plusieurs inquiétudes par rapport aux visées centralisatrices de l’administration Coderre. Les enjeux sont importants lorsqu’il s’agit de gouvernement de proximité, et les élus des arrondissements ont des inquiétudes fondées.

Quelles garanties ceux-ci ont-ils que le résultat ne sera pas une autre tentative de la ville centre de s’approprier les ressources et les compétences des arrondissements pour les subordonner aux besoins des citoyens? Nous savons que M. Coderre est intéressé à centraliser les pouvoirs au point de nous retirer tous nos leviers au sein des arrondissements.

On nous a vanté les mérites de centraliser les services à la ville de Montréal, nous allions sauver de l’argent, ce serait plus efficace, tout le monde préférerait. Or, il n’en est rien. Nous n’avons pas l’ombre d’une démonstration d’efficacité, nos ressources sont en chute libre. Ce n’est pas ça, un gouvernement de proximité.

Nous avons été d’une relative bonne foi avec les autorités de la ville centre, mais nous ne sommes pas dupes. Le maire de Montréal a l’intention de faire disparaître les compétences des arrondissements, une par une, jusqu’à ce qu’il ait les coudées franches pour les abolir ou les faire disparaître. Ce n’est pas le désir des Angevins, ce n’est pas notre désir en tant qu’élus, et surtout, ce n’est pas dans l’esprit de la loi que nous étudions aujourd’hui. Pour l’ensemble de ces raisons, nous déposons aujourd’hui un mémoire et prenons la parole pour défendre les intérêts de la population Angevine.

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