Notre marge de manoeuvre fond année après année!

Message de Luis Miranda Maire de l’Arrondissement d’Anjou

Extrait de Regards sur Anjou – Février 2015

Chers Angevins et Angevines,

C’est avec plaisir que je signe ce premier message 2015 en espérant que vous avez passé de joyeuses fêtes avec vos familles et vos proches. J’en profite pour réitérer en mon nom et en celui de mes collègues du conseil d’arrondissement nos souhaits pour l’année 2015.

Pour notre arrondissement, l’année 2015 sera cruciale. La situation financière de notre arrondissement est constamment mise en déséquilibre par les décisions prises par la ville centre. J’ai d’ailleurs déjà eu l’occasion ces derniers mois de vous démontrer les conséquences néfastes de la réforme du financement des arrondissements. À la fin du mois de novembre 2014, le maire de Montréal a présenté le budget de la ville et les mauvaises surprises pour Anjou ont encore une fois été nombreuses.

Tout d’abord, le maire de Montréal présente les causes des hausses de taxes à sa façon. Selon lui, ce sont les arrondissements qui en sont responsables. Or, rien n’est plus faux. La pression financière exercée sur les arrondissements par les décisions unilatérales de la ville centre est énorme. Alors que les transferts sont inférieurs à ce qu’ils étaient en 2014 pour notre arrondissement, les décisions de la ville centre engagent notre administration vers une hausse des dépenses.

Les différentes conventions collectives signées par la ville centre entraînent des hausses salariales de 2 % par année. En 2015, celles-ci se traduisent par une augmentation des dépenses de l’ordre de 400 000 $ pour notre arrondissement. Par ailleurs, l’indexation des coûts afférents aux autres dépenses telles que l’électricité, l’essence, etc., totalise 287 000 $. De plus, depuis plusieurs années, nous devons également procéder à des réaménagements budgétaires afin de prévoir toutes les dépenses relatives au déneigement. En effet, ce poste budgétaire est insuffisant pour pourvoir à la dépense. Une somme supplémentaire de 300 000 $ est requise. Les transferts versés par la ville centre excluent les sommes requises pour assumer ces obligations. À eux seuls, ces trois éléments génèrent des insuffisances, soit près de 1 M$, et nous obligent à imposer une taxe de services afin d’avoir l’argent nécessaire pour assurer l’équilibre budgétaire.

Au-delà de la question budgétaire, l’arrondissement d’Anjou est désavantagé dans d’autres domaines. Je pourrais en citer plusieurs. En voici un à titre d’exemple. Notre arrondissement est reconnu comme étant celui ayant la plus faible canopée (nombre d’arbres) de toute la ville de Montréal, notamment en raison de l’ampleur de notre parc industriel et du centre commercial des Galeries d’Anjou. De ce fait, nous étions convaincus que notre arrondissement serait privilégié dans l’allocation des budgets supplémentaires octroyés par la ville centre pour la plantation d’arbres. Récemment, nous avons été avisés que d’autres arrondissements ayant une meilleure canopée seraient privilégiés. Comment expliquer une telle décision ?

Comme vous pouvez le constater, la situation est très difficile avec la ville centre et il faudra, tôt ou tard, engager une vraie réflexion sur les bienfaits de la grande ville. En ce moment, au mieux ils sont inexistants. Cela étant dit, malgré une marge de manoeuvre qui ne cesse de fondre année après année, à l’arrondissement d’Anjou, nous continuerons à déployer tous les efforts nécessaires pour nous assurer que nos citoyens en obtiennent pour leur argent.

Partagez cette nouvelle sur: